Le MOOC ITyPA : une initiative francophone bienvenue

de | 25 octobre 2012

Dans son blog « Pour faire simple…« , Bernard Lamailloux a écrit un article où il fait le point de ce qui lui plait dans le MOOC ITyPA, et de ce qui lui plait moins.

J’aime bien les articles de Bernard, ça décape, ça change d’éclairage, ça ouvre des fenêtres, …
Il s’intéresse aussi dans l’article aux origines de ce MOOC, ce que je n’avais pas du tout pensé à faire.

blog Lamailloux

Il lui semble (je résume de façon très simpliste) qu’une injonction « politique » a soudainement déterminé le lancement du MOOC et que la préparation en a pâti… 

Mon ressenti est différent. J’ai répondu dans le blog de Bernard, je colle ici ma réponse, je la crois dans le sujet.

Bonjour Bernard,
Ton billet est intéressant, et bien tourné qui plus est.
Chercher à comprendre la genèse du MOOC est une bonne idée, mais je ne crois pas à «l’imparable logique» dont tu parles.
Je reste moi persuadé que ceux qui ont décidé d’assumer ce MOOC le font avec leurs tripes, leurs convictions pédagogiques et une appréciation de l’évolution de l’acte de apprendre/former/enseigner que je partage : la « production personnelle d’intelligence », les échanges collaboratifs entre pairs et le « web2.0 » sont  essentiels. Même si le web2.0 n’est en réalité qu’un moyen faciliteur extraordinaire, pas une stratégie pédago.
Puisque je crois en leur conviction, j’imagine que, comme nous le faisons tous, ils profitent de l’intérêt momentané de tel ou tel décideur pour obtenir les moyens de lancer l’expérience qui leur tient à coeur, et ils ont raison : cet intérêt est souvent fragile.
L’expérience de ce MOOC ITyPA est belle, utile, elle vient au bon moment. Comme tu l’as toi aussi perçu, je pense que les grandes universités américaines ont déjà mis la main sur le concept « MOOC » pour attirer et fidéliser des centaines de milliers d’étudiants dans le monde entier, et leur vendre ensuite des titres ou d’autres produits.
Tant mieux si un contre-pouvoir s’installe. Tant mieux si une approche « connectiviste » se pose en alternative aux « distributions industrielle de supports » par le Net… tant mieux si UN Mooc est francophone

Pour résumer :

ce Mooc a les mêmes défauts et qualités que certaines initiatives innovantes que j’ai pu lancer (à toute petite échelle) dans mon contexte professionnel. Il est « vivant », évolutif, imparfait mais plein de promesses. Il se construit dans l’action, il s’enrichit de ses erreurs ou imprécisions de départ, ce qui est assez cohérent avec ses principes fondamentaux. Il a le mérite d’être là.

Je suis heureux d’être dans le bateau ITyPA, d’y rencontrer plein de gens captivants, qui écrivent des articles intéressants et me poussent à réfléchir et à « produire du contenu » moi aussi  … comme je suis en train de le faire, littéralement, en te répondant 😉 …(c’est à B. Lamailloux que je m’adresse)

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Après des études plutôt courtes et quelques années dans l'industrie, j'ai dirigé des hôtels clubs à l'étranger pendant une douzaine d'année, puis formé des adultes au sein de l'AFPA durant une vingtaine d'année. Ce parcours professionnel et de nouvelles études m'ont apporté des compétences très variées et complémentaires dans le tourisme, la formation professionnelle et les usages du numérique. J'assure maintenant des interventions de type formation/action/conseil sur les thèmes suivants : utilisation du web social, formation en environnement numérique, apprentissage collaboratif, animation d'un espace public numérique, gestion et communication d'une offre touristique.

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